En 1855,à l'initiative de l'Abbé Flandrin, arrivé à Maray en 1833,le Conseil Municipal demande l'autorisation de construire un presbytère et pour la réalisation, vote un crédit annuel de 500F pour quatre ans (16/01/1855).Les plans dressés par l'architecte d'arrondissement, sont adoptés le 20 mai 1856.Le montant des travaux ne devra pas dépasser 6000F.Une subvention de 1000F est accordée par le Ministère de l'Instruction Publique et des Cultes. Mais les crédits initialement votés sont insuffisants et le curé réclame assez souvent des sommes que Conseil accorde en rechignant. La réception des travaux a lieu en novembre 1863.La dépense définitive s'élève à 7422.06F.En 1864,la commune accorde encore 548F pour le mur de clôture. Cependant que l'école communale est en construction, et c'est laborieux à cause de la négligence de l'entrepreneur, l'abbé Flandrin fait ériger une école confessionnelle de jeunes filles (1864-1865).Ses ressources devaient être insuffisantes pour l'entretien de l'établissement car, à plusieurs reprises, en 1865,il demande à la Municipalité de le prendre en charge. A chaque fois, il essuie un refus. Déjà ,en 1864,le Conseil avait refusé d'employer un instituteur congréganiste, préférant un laïque << pour la qualité de son savoir>> et << qui a suivi des études pour son métier>>.A cette époque, les relations entre la Municipalité et le prêtre manquaient de chaleur, si l'on peut dire. La raison en est peut-être dans les demandes de subsides, incessamment renouvelées de l'abbé pour l'agrandissement de l'église et la construction du presbytère (11 pièces). La dernière délibération prisse pour motiver le refus de prendre l'école libre en charge semble l'affirmer. D'un très long exposé, extrayons quelques attendus.---attendu qu'avec une complaisance trop peu modeste, Monsieur le Curé exalte très haut les travaux qu'il a fait faire lui-même à l'église et à la tour de l'église de Maray, les sommes qu'il a payées à cet effet de ses deniers personnels, l'acquisition d'une horloge, enfin la construction de la maison où il a établi l'école libre des filles sous la direction des sœurs religieuses,---attendu que la Commune de Maray a payé dans les réparations de l'église et la reconstruction de la tour, toutes les sommes votées par le Conseil, qu'a cet égard même, la Commune a dépassé ses ressources qui dans l'origine avaient affectées à ces travaux; que si Monsieur le Curé, sans y être au demeurant forcé, a cru devoir dépenser dans l'ensemble et de ses deniers personnels une somme qu'il dit s'élever à trois mille deux cents francs, somme qu'il semble regretter aujourd'hui, il a tort de s"en plaindre, puisque, en se mettant à l'œuvre selon l'expression, il n'a satisfait qu'au plaisir, qu'au goût peut-être trop ardent chez lui de construire et de s'occuper de travaux manuels.OR,TOUT PLAISIR SATISFAIT REVIENT TOUJOURS FORT CHER........................En ce qui concerne le fond de la question, savoir si le Conseil doit admettre comme établissement communal l'école libre des filles.......attendu que l'école construite par la Commune peut contenir au moins 90 enfants, qu'en ce moment l'École de garçons ne compte que 20 élèves, que celle de filles en compterait 24,ce qui donnerait par suite des absences et des maladies une moyenne de 40 enfants des deux sexes fréquentant les écoles;----qu'il est évident qu'un seul instituteur peut très facilement donner ses soins à quarante élèves et les instruire sans peine en supposant les enfants des deux sexes réunis sous une seule direction ainsi que le veut le projet primitif etc....---- pour ces motifs, le Conseil déclare à l'unanimité, n'y avoir lieu de reconnaître communal, l'établissement libre.
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